L’adaptation d’un conte est pour Le Théâtre du Shabano un espace d’échange où les corps, la musique et le texte s’entrelacent, se répondent afin d’inventer une écriture scénique originale et poétique.

Depuis sa première création, le Théâtre du Shabano travaille autour du conte et de sa transposition poétique au théâtre. L’essence du conte est intemporelle et nous interroge dès l’enfance, d’où le désir de la compagnie d’adapter le conte avec un regard, une esthétique et une écriture résolument contemporaines.

Pour les enfants, il existe peu d’espaces où parler de leurs questions sur le monde. Le théâtre et le conte y répondent. Pendant l’enfance, l’introspection se transforme parfois en questionnement philosophique. Le conte sait y répondre avec simplicité et profondeur. Car le théâtre possède naturellement le langage de l’enfance, il s’exprime par le ressenti, par la force visuelle. Le conte possède plusieurs niveaux de lecture que le Théâtre du Shabano se propose d’explorer.

Aujourd’hui, six créations destinées au jeune public (4-5 ans) ont vu le jour, grâce au soutien de divers partenaires et des résidences de création : en 2015, Amaranta, un conte colombien contemporain d’après Nicolas Buenaventura Vidal ; en 2013, La Princesse et le Garçon Porcher, à partir d’un conte de Hans Christian Andersen ; en 2010, Contes et murmures du Grand Tambour (trois contes de sagesse) ; en 2007, Wayra et le Sorcier de la Grande Montagne, à partir d’un conte Mapuche (Chili) ; en 2006, Inti et le Grand Condor, conte des peuples de la Cordillère des Andes ; en 2005, La Fille du Grand Serpent, adaptation d’un conte du peuple Tupi d’Amazonie dans la belle version de Béatrice Tanaka.

Chaque nouvelle pièce est l’occasion de nouvelles explorations artistiques pour la compagnie et de nouveaux outils de transmission.